Pablo Quedad voulait devenir vétérinaire. Mais un jour, en aidant l’un de ses grands frères à restaurer une voiture, il se découvre, au grand désespoir de ses parents, une nouvelle vocation : devenir carrossier… Abandonnant des études qui se déroulaient pourtant bien dans un établissement de la région de Béziers (Hérault), Pablo décide alors de passer son CAP et son BEP de carrossier à Montpellier.« Après avoir travaillé dans plusieurs ateliers de carrosserie, j’ai créé ma propre entreprise, se souvient Pablo. J’avais alors 21 ans et j’étais le plus jeune entrepreneur inscrit à la Chambre de Métiers locale. Il sera ensuite disc jockey (DJ) dans une boîte de nuit, puis travaillera dans une salle de billard. Jusqu’au jour où, sur un coup de tête, il décide d’aller en Guadeloupe pour y chercher l’aventure. Arrivé sur place avec seulement quelques francs en poche, Pablo doit rapidement trouver un emploi pour vivre. Un carrossier local l’embauche, chez qui il restera pendant un an.
Après un bref retour en France métropolitaine, au cours duquel il ouvrira un restaurant puis créera un journal gratuit d’annonces pour tous les engins mécaniques et motorisés. Mais faute d’annonceurs publicitaires en nombre suffisant pour le financer, le journal cessera de paraître après son troisième numéro. Qu’à cela ne tienne, Pablo repart en Guadeloupe. Il retravaillera pendant six mois pour le carrossier qui l’avait employé lors de son premier séjour aux Antilles. Pablo se met à sculpter au chalumeau un vieux capot de voiture. Il en fait un masque. D’autres masques suivront, puis d’autres sculptures… Chez un ami qui tient un restaurant, Pablo exposera d’abord une vingtaine d’œuvres. Nous sommes en 1997 et notre artiste reçoit ses premières commandes : ici des particuliers qui veulent des masques, là des commerçants qui demandent des enseignes originales pour leur magasin.
Retour en métropole avec quelques-unes de ses sculptures, Pablo trouve un lieu pour les exposer à Béziers et donne ses premières interviews à la presse régionale. Pablo Quedad revient dans son Hérault natal. Entre deux expositions et quelques performances lors de manifestations culturelles ou festives, il fait de nombreux travaux alimentaires. En 2000 il donne des cours de sculpture, bien qu’il soit parfaitement autodidacte et n’ait jamais suivi lui-même de cours dans une école d’art. En 2002, la Ville de Béziers lui offre un large espace pour réaliser une exposition d’une centaine d’œuvres. Le quotidien régional, Midi Libre, lui consacre alors une pleine page. Les radios régionales et la télévision suivront. Depuis, Pablo expose ses sculptures en permanence dans des lieux aussi divers que des galeries d’art, des manifestations culturelles ou des commerces. « J’ai réalisé l’évolution de la reconnaissance de mon travail à partir du moment où ce n’est plus moi qui ai sollicité des places dans des lieux d’exposition payant mais des organisateurs qui m’ont ouvert leurs espaces », dit-il.
Pablo Quedad entend rester un sculpteur accessible au plus grand nombre. C’est pourquoi, parmi ses diverses réalisations, il continue à proposer des œuvres vendues à quelques dizaines d’euros seulement.
Pablo a exposé à la Fête de l’Humanité à Paris, au Musée du Tarn, à Barcelone en Espagne. Récemment, le collège d’Olargues (Hérault) lui a commandé une sculpture pour orner ses locaux. Enfin, Pablo mène actuellement un projet d’exposition permanente à Sète, la ville natale de Georges Brassens où il compte lui-même installer bientôt son atelier.

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mise à jour le 04/09/2007
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